samedi 13 novembre 2010

Pan sur le Houellebecq

Pour saluer comme il se doit la tant attendue Goncourisation du plus célèbre écrivain irlandais (ah, zutre, on me souffle à l'oreille que, maintenant, il est espagnol), le Bélial publie en avant-première sur son blog l'article que Pierre Stolze lui consacre dans le prochain numéro de Bifrost. Le papier est d'autant plus intéressant qu'il fustige moins l'auteur de La carte et le territoire que l'inculture des critiques qui se pâment devant lui.

J'avais ressenti un agacement du même ordre à la lecture des Particules élémentaires. Lorsqu'on a lu un minimum de science-fiction, il n'est pas difficile de voir que la seule originalité de Houellebecq a été d'utiliser les techniques que la SF emploie pour présenter un univers étrange et des créatures extraterrestres dotées de mœurs bizarres à la description de la vie et de la sexualité de ses contemporains. Expliquer ce qu'il fait de son zguègue comme s'il s'agissait du pseudopode chitineux d'une amibe galactique native de Bétélgeuse en dit plus long sur la misère affective dans laquelle vit l'auteur que sur son supposé talent littéraire.

Caro se livre lui aussi à un assaut en règle contre La carte et le territoire, mais son texte me paraît moins convaincant. Après tout, une juxtaposition de courtes citations ne fait pas une véritable analyse littéraire, et, avec un tel procédé, je suis persuadé qu'on peut faire passer n'importe quel auteur pour un analphabète à la limite de la débilité. Mais le papier de Caro reste amusant à lire.

3 commentaires:

Big Luna a dit…

Stolze signe là un réquisitoire d'un mauvais procès à charge, qui n'est même pas drôle et assez pompeux. Il me donnerait presque envie de lire du Houellebecq.
Je préfère l'article de Caro, bel exercice de style plein d'humour.

Raphaël Zacharie de IZARRA a dit…

HOUELLEBECQ, ROI DES "CONCIERGES EN REVOLUTION"

Avec sa tête de pauvre type Houellebecq écrit des livres de pauvres types.

Auteur d'une littérature minable écrite pour des minables qui l'adulent, cette face d'avorton a la plume rase, le verbe bas, la pensée vile.

Houellebecq est le chantre des ratés. D'où son formidable succès.

Dans ses livres il a placé sans complexe le Dupont sur un trône -celui de l'insignifiance mais peu importe, un trône est un trône à ses yeux- revendiquant le droit de faire régner la loi du commun -pour ne pas dire du rien du tout- sur les étagères les plus prisées des bibliothèques. Au nom de son air d'abruti.

Chez Houellebecq les petits présentés comme des victimes de leur petitesse gagnent toujours du début à la fin : avec lui c'est la revanche des eaux troubles de la sexualité sur l'onde pure de l'esprit, le triomphe de la fosse des sentiments sur la verdure des sommets, la gloire du quotidien inepte sur l'intemporel vol de l'âme, la victoire des êtres médiocres et de leur oeuvres crasseuses sur les neiges éternelles de l'Art.

L'époque étant comme on le sait à la totale dégénérescence littéraire, Houellebecq est le plus fameux de ses représentants.

De ce déchet de notre civilisation en pleine dérive culturelle, on a fait une légende vivante.

Roi des Dupont auxquels il s'adresse, Houellebecq est un produit marketing performant, inusable, réutilisable à chaque rentrée littéraire ! Il suffit juste de changer l'emballage de ses bouquins chaque année. Bref, la gloire des éditeurs. Pardon, des vendeurs de papiers.

Houellebecq est un phénomène : chacune de ses apparitions télévisées est un événement.

Dès que passe sur les écrans plats de la France attablée sa tête molle de vieux puceau frustré et libidineux, il fait chavirer le coeur des ménagères monoparentales ménopausées, miroiter des jours encore plus tièdes aux concupiscents concierges constipés, espérer un sirop de bonheur pseudo littéraire toujours plus vil et fade aux minus malades, comme lui, de leur existence de nabot.
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Complément à l'article
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Pour rappel, voici ,un extrait de l'interview par Vignale (texte numéro 509) au sujet de la littérature :

Vignale - Quels sont les auteurs contemporains qui ont vos faveurs littéraires ? Houellebecq vous touche-t-il davantage qu’un Beigbeder, un Zeller ou un Moix ou bien vous ne lisez que les morts ?

Raphaël Zacharie de IZARRA - Je suis fièrement inculte. Vierge de bien des influences mais non point sans avis. Je connais les titres et les têtes des écrivains actuels, mais guère plus. Rares sont ceux qui ont su me plaire avec leurs mots. Je possède une intuition étrange : je sais reconnaître un auteur de valeur sans ouvrir un seul de ses livres, juste en lisant sur ses traits. Car la Littérature transparaît sans fard sur la face des auteurs dignes de ce nom. Sur leur front, moi je la vois dans sa vérité. La Littérature ne m’échappe pas.

J’ai l’oeil pour ces choses. Et lorsque je vérifie les écrits de l’auteur ainsi sondé, je constate que je ne me trompe jamais. Celui qui parle en auteur mais qui n’a pas l’éclat de la Littérature entre les deux yeux, je le sais avant même de lire sa première page.

J’estime sans l’avoir lu que Houellebecq, s’il possède effectivement quelque plume (pour avoir survolé de très loin une ou deux de ses pages, je n’ignore pas de quoi je parle) manque singulièrement de hauteur ne serait-ce que parce qu’il a commis l’impudeur de montrer sa face aux caméras de télévision. Trivialité impardonnable pour un auteur digne de ce nom.

http://izarralune.blogspot.com/2007/05/509-vignale-me-pose-dix-questions.html

Raphaël Zacharie de IZARRA

Chuck Mohrice a dit…

Rhoooooh le vilain Troll ! Où est-ce que j'ai bien pu ranger le bocal de pilules de grenouille séchée ?

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