Affichage des articles dont le libellé est actualités. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est actualités. Afficher tous les articles

lundi 1 août 2011

Ce n'est plus de la SF

Dans la nouvelle Les douves (in Axiomatique), Greg Egan imagine un millionnaire qui, par peur des maladies, fait remplacer tout son ADN par des molécules construites sur des bases distinctes des célèbres A, T, G et C. Ainsi, son génome ne pourra plus jamais être perturbé par celui des virus présents sur Terre. Des scientifiques semblent être partis du même constat pour concevoir des bactéries à des fins utilitaires, par exemple pour la production d'énergie. Afin d'éviter que ces créatures ne puissent "s'échapper" et interagir avec d'autres êtres vivants, ils ont remplacé la thymine de son ADN (le T) par une molécule totalement différente. Je cite l'article de techno-science :
A terme, la bactérie ainsi obtenue présenterait l'avantage de dépendre de ce composé, absent dans la nature, et ne pourrait ni entrer en compétition, ni échanger de matériel génétique avec les organismes sauvages.
 Tiens, et puis pour rester dans les littératures de l'imaginaire rattrapées par la réalité : un célèbre roman de fantasy, la Bible, se trouve lui-aussi concurrencé par des ingénieurs : voici le robot qui marche sur l'eau, mis au point par une équipe chinoise :

jeudi 9 juin 2011

[Autopromotion, suite] Muséums, la tournée

Après sa sortie officielle lors des Imaginales, l'anthologie Muséums continue sa tournée promotionnelle mondiale. Deux séances de dédicaces sont prévues, l'une à Paris le 18 juin de 15 h à 18 h à la librairie l'Antre-Monde, 142 rue du Chemin Vert, métro Père Lachaise, l'autre à Lyon le 25 juin, toujours de 15 h à 18 h à la librairie Trollune (25, rue Sébastien Gryphe dans le VIIème).

samedi 21 mai 2011

[Autopromotion] Anthologie Muséums

Ce blog devient un vrai repère de pubards, on va bientôt se croire sur TF1...
Alors, après L'ardoise magique, après les galipettes philippines de Big Luna, chers téléspectateu... heu, pardon, chers lecteurs, votre temps de cerveau disponible est requis pour jeter un œil sur la nouvelle anthologie publiée par Malpertuis et dirigée par Christophe Thill, Muséums.
Regroupant 34 nouvelles (dont certaines signées par des noms connus comme Gudulle ou Fabien Clavel, entre autres) relevant pour l'essentiel du fantastique (mais pas que... pour ma part, je suis resté fidèle à la SF), ce livre sortira fin mai à l'occasion des Imaginales.
La couverture est de Mandy et pour les détails, ça se trouve sur le site de l'éditeur.

dimanche 1 mai 2011

Publicité : l'ardoise magique

On me signale le lancement d'une souscription pour le premier roman d'Anne Lanièce, L'ardoise magique, édité par Bernard Henninger au Soufflerêve. Je retransmets l'information d'autant plus volontiers que, primo, Anne m'est éminemment sympathique ; secundo, j'ai pu lire le premier jet de son manuscrit : L'ardoise magique est un roman passionnant construit sur une idée qu'on peut au minimum qualifier d'originale et stimulante pour l'esprit.

lundi 20 décembre 2010

La surprise du chef

Si vous êtes tout seul pour la nuit du réveillon de Noël (entre le 24 et le 25 décembre, je précise pour les moins instruits de nos lecteurs ainsi que pour Chuck), ou que vous vous ennuyez pendant que votre conjoint(e) est aux urgences pour se faire suturer une plaie consécutive à une ouverture d'huître récalcitrante, ou encore que les excès de bûche vous empêchent de dormir, je ne saurais trop vous conseiller de vous brancher sur France-Inter à partir de 2 h du matin (2 h 03 pour être précis, me susurre-t-on). C'est à cette heure que sera diffusée La surprise du chef, pièce radiophonique dont Anne Lanièce et moi-même sommes les heureux co-auteurs.
C'est dans le cadre de l'émission Nuit noire nuit blanche de Patrick Liegibel.
On pourra aussi l'écouter sur le site web de l'émission pendant une durée qui oscille entre sept et trente jours (je n'ai pas très bien compris leurs règles de rediffusion, je dois avouer...)
Bon, c'était juste mes cinq petites minutes d'autopromotion, après tout, ce n'est Noël qu'une fois par an.
JFS.

jeudi 9 décembre 2010

Cassandre avait toujours raison

Alors il parait qu'en France on n'en fout pas une rame, dixit môssieur JFS qui fait actuellement du tourisme sexuel dans un pays asiatique du tiers monde. Après tout, quand on ne sait pas faire la différence entre un garçon et une fille, on ne peut pas aller ailleurs. Heureusement que je ne suis pas comme ça, moi.

C'est que, moi, je n'écris pas juste pour dire que les librairies des pays qui ont la bonté de m’accueillir sont nulles. J'ai une éthique, moi, je respecte mon lecteur. Je n'écrivaillone pas ; j'informe.

Avez-vous suivi l'histoire assez savoureuse de l'avocat qui avait mis en téléchargement libre le dernier Houellebecq ? C'était il y a à peu près une quinzaine de jours. Donc pour résumer, le gars a mis en téléchargement libre le bouquin, arguant le fait que comme Houellebecq avait utilisé des articles de Wikipédia, l'intégralité de son roman tombait de fait sous l'usage de la licence libre. Comme vous pouvez le supposer, Flammarion n'était pas tout à fait du même avis et projetait d'intenter un procès. Vous pouvez lire le détail de l'histoire dans l'article de Nicolas Gary d'ActuaLitté.

"Et puis de toute façon on s'en fout, on avait prévu de mettre tous les livres de Houellebecq en téléchargement payant sur notre plateforme numérique !", a répondu Flammarion. En tout cas, c'était l'idée. A l'époque je n'ai pas voulu en parler car je voulais attendre de savoir à quel prix ils allaient mettre la bête.

Et maintenant je sais.

Pour mémoire, La carte et le territoire est sorti le 3 septembre au prix éditeur de 22€. Le libraire peut éventuellement le vendre à 20.90€ avec la remise de 5%. Je suis donc allé sur le portail de Flammarion pour vérifier le prix de la version numérique : je l'ai trouvé à 14.90€.

Flammarion commercialise donc un livre sorti il y a tout juste deux mois, 32% moins cher dans sa version numérique que dans sa version papier.

En tant que consommateur je dis chic, ça me permettra d'acheter 30% moins cher un livre que je ne finirai peut-être pas. D'un autre côté vous me direz que la bibliothèque municipale est encore moins chère et que c'est justement son rôle. Et vous aurez entièrement raison. En tant que citoyen par contre, je m'inquiète pour le peu de libraires qu'il reste dans ce pays : si l'éditeur s'amuse à sortir ses produits 30% moins chers qu'en librairie, et ce à quelques jours d'intervalle de la sortie papier, je ne donne pas cher de leur peau.

En fait ce qui m'énerve vraiment c'est que personne ne s'en inquiète ou ne s'en offusque. Il est bien plus intéressant de faire des éditions spéciales sur les Parisiens bloqués par 5cm de neige au mois de décembre.

samedi 13 novembre 2010

Pan sur le Houellebecq

Pour saluer comme il se doit la tant attendue Goncourisation du plus célèbre écrivain irlandais (ah, zutre, on me souffle à l'oreille que, maintenant, il est espagnol), le Bélial publie en avant-première sur son blog l'article que Pierre Stolze lui consacre dans le prochain numéro de Bifrost. Le papier est d'autant plus intéressant qu'il fustige moins l'auteur de La carte et le territoire que l'inculture des critiques qui se pâment devant lui.

J'avais ressenti un agacement du même ordre à la lecture des Particules élémentaires. Lorsqu'on a lu un minimum de science-fiction, il n'est pas difficile de voir que la seule originalité de Houellebecq a été d'utiliser les techniques que la SF emploie pour présenter un univers étrange et des créatures extraterrestres dotées de mœurs bizarres à la description de la vie et de la sexualité de ses contemporains. Expliquer ce qu'il fait de son zguègue comme s'il s'agissait du pseudopode chitineux d'une amibe galactique native de Bétélgeuse en dit plus long sur la misère affective dans laquelle vit l'auteur que sur son supposé talent littéraire.

Caro se livre lui aussi à un assaut en règle contre La carte et le territoire, mais son texte me paraît moins convaincant. Après tout, une juxtaposition de courtes citations ne fait pas une véritable analyse littéraire, et, avec un tel procédé, je suis persuadé qu'on peut faire passer n'importe quel auteur pour un analphabète à la limite de la débilité. Mais le papier de Caro reste amusant à lire.

Pot de fer contre pot de terre

Cela fait déjà un moment que je dis qu'il est intéressant de regarder ce qu'il se passe dans l'industrie du jeu vidéo pour présager de l'avenir de celle du livre. La part de vente de jeux dématérialisés augmente d'années en années à l'aide de nouvelles stratégies pour asseoir une position toujours plus dominante. L'affaire Call of Duty : Black Ops en est un parfait exemple.

Comme la plupart des jeux maintenant, ce blockbuster vendu à des millions d'exemplaires en quelques jours bénéficie d'une distribution multicanale : il est possible soit de l'acheter chez un revendeur classique, soit de le télécharger sur la plate-forme Steam. La création d'un compte est gratuite mais le téléchargement est payant. L'avantage de Steam est de ne pas avoir à vous déplacer et de bénéficier de prix cassés dès que le jeu a plus de six mois. L'avantage du revendeur classique c'est de bénéficier des conseils du vendeur et d'avoir une belle jaquette et un manuel sous la main.

Or, pour l"occasion de la sortie du dernier Call of Duty, les revendeurs crient au scandale. Et ils ont raison.

Il y a deux trois jours je me suis empressé, en bon geek que je suis, d'acheter Call of Duty : Black Ops chez le revendeur le plus proche de chez moi. Ce n'est pas que je n'aime pas Steam, dont je suis un client régulier, mais je n'avais pas envie de me fader un téléchargement de 8Go. So on. J'achète donc le jeu et, premier agacement, je découvre que le manuel se réduit à la liste des touches clavier. Pour le coup, ça m'a énervé.

J'insère quand même le DVD, je lance l'installation et là... on me demande de patienter le temps de configurer l'installation sur Steam ! Et le jeu s'est effectivement installé sur mon compte Steam, préalable indispensable pour pouvoir jouer à ce jeu pourtant acheté en magasin !

Qu'est-ce que ça veut dire concrètement ? Concrètement ça veut dire que les revendeurs classiques vendent des jeux qui devront obligatoirement être installés chez leur principal concurrent pour pouvoir être utilisés. C'est comme si j'achetais un livre chez mon libraire préféré et que je me rende compte qu'il faille me connecter sur le site d'Hachette pour télécharger la fin du roman. Et bien sûr découvrir par la même occasion tous les romans qu'il m'est possible de télécharger sur cette merveilleuse plate-forme.

Les revendeurs classiques de jeux vidéo vont disparaître car les éditeurs jouent contre eux. La seule chose qui les maintiennent encore en vie c'est le marché de l'occase, mais pour combien de temps encore ? Qu'en sera-t-il pour les libraires ?
 

Blogger