mardi 10 mai 2011

Tous au forum des associations d'Issoire le 28 mai !

Vu que tout le monde fait son auto-promotion sur ce blog, il n'y a pas de raison que je n'en fasse pas de même. Bon, moi ce sera nettement moins intello, forcément.

Je viens d'apprendre ce matin que j'étais collé pour faire une démonstration de Kali Escrima lors du prochain forum des associations de la ville d'Issoire, qui aura lieu le 28 mai après-midi, je ne sais pas encore où.

Si j'ai bien compris, on m'a demandé de préparer une démo sabre, simple bâton, double bâton, et un combat souple en armure. Le tout devant assez péter pour intéresser le public mais sans faire un truc trop pêchu pour éviter de lui faire peur (du coup on m'a demandé de ne pas utiliser de couteau). Sympa comme cahier des charges. Et j'ai deux semaines pour préparer tout ça...

Donc, si vous êtes du coin, ça peut être une bonne occasion de découvrir ce que les associations et clubs de votre région peuvent vous proposer. Et si vous me croisez, je serai franchement ravi de vous revoir et discuter avec vous.

dimanche 8 mai 2011

Pourquoi devenir libraire ?

Je suis très étonné par le nombre de personnes qui m'adressent des courriers à la recherche de conseils pour monter leur librairie. Finalement peut-être que la petite librairie de quartier n'est pas morte. Ce dont je doute.

Enfin bref (comme dirait Mélanie Fazi), la première question à se poser avant de concevoir un quelconque projet de vie est, à mon avis, de se demander pourquoi on veut le faire. D'où vient donc cette énergie qui nous fait rêver, qui nous porte et nous amène à réaliser des choses que l'on pensait irréalisables ?

L'erreur la plus fréquente est de se dire que l'on veut devenir libraire parce qu'on aime la lecture. Il faut vraiment prendre conscience qu'un libraire ne lit pas forcément plus qu'un lecteur "amateur". Comme tout un chacun, nous n'avons pas le temps de lire au boulot (comme vous, non ?), et le soir nous avons une vie familiale et, pour quelques uns d'entre nous, des loisirs en dehors de la lecture. Hé oui, le libraire n'est pas autiste, il a aussi une vie en dehors de sa librairie. Donc, si vous adorez lire, choisissez plutôt un boulot qui vous permet de sortir à 17h, avec plein de RTT. Je vous assure que vous lirez beaucoup plus qu'un libraire.

Revers de la médaille, le librairie a plus de choix de lectures mais lit rarement ce qu'il aime. Je ne le dirai jamais assez, le libraire est avant tout un entrepreneur. Ce n'est pas un intellectuel, ce n'est pas un philosophe, c'est quelqu'un qui vit uniquement de ses ventes. Il a donc intérêt de vendre beaucoup et comme chacun sait, qualité et quantité ne font que rarement bon ménage. Personnellement je n'ai jamais vendu de Werber, mais d'un autre côté je n'ai jamais été riche. 
Tout ça pour dire qu'à force de se forcer à lire de trucs qui ne correspondent pas à ses envies, on arrive facilement à se dégoûter de la lecture. Sacré paradoxe n'est-ce pas ? D'un autre côté on peut tomber sur de belles surprises.

Une autre raison serait de devenir libraire pour partager sa passion. Là, je dis ok, c'est peut-être même la seule raison valable. Ok à condition d'avoir une autre source de revenus car l'idée est noble mais pas forcément lucrative. Je vous le répète encore une fois, on vit une passion mais avant tout on travaille pour vivre, pour manger et faire manger ses enfants.
Sachez toutefois qu'il est tout à fait possible de partager sa passion en devenant bibliothécaire bénévole (quoique j'ai l'impression que c'est de plus en plus difficile), ou critique d'un journal ou d'un webzine.

Etre libraire permet de rencontrer ses auteurs préférés. C'est pas totalement faux. Sachez toutefois qu'avec les salons il est tout à fait possible de rencontrer les auteurs pour peu que ceux-ci ne soient pas des gros cons (mais oui, il y en a !). Etre libraire vous permettra peut-être d'avoir une autre relation que la plupart des autres gens. On va dire que cela facilite le contact. Maintenant il ne faut pas se faire d'illusions : j'arrive à reconnaître les auteurs qui sont réellement contents de me voir et ceux qui se sentent obligés de faire de la public relation. Nous sommes encore une fois dans une relation commerciale.

Maintenant, on n'est pas obligé d'ouvrir sa librairie pour être libraire. Autant laisser aux autres le soin de prendre des risques (et de retirer des bénéfices quand il y en a).
La question qu'il faut alors se poser est : quel sera le périmètre de ma fonction ? Nous sommes d'accord, le côté le plus gratifiant du métier est la relation clients. Il est donc primordial de s'assurer que vous aurez le loisir de l'assurer.
Si votre boulot se résume à mettre en rayon les bouquins sortis des cartons et à renseigner les clients sur l'endroit où se trouve l'ouvrage recherché, honnêtement nous sommes loin de l'idéal recherché et la frustration, suivie tôt ou tard de l'agressivité, ne tardera pas à se pointer.

Aimer la lecture et les auteurs ne suffit pas pour devenir libraire. Je suis persuadé que mon ami JFS lit plus que moi et connait mieux le milieu interlope que moi alors qu'il est fonctionnaire (comme je vous le disais, il faut disposer de beaucoup de temps libre). Des fois je l'envie, car il lit uniquement pour le plaisir sans penser à marges et retours.

Réfléchissez à vos motivations profondes avant de vous engager, car après il est très difficile de faire marche arrière. Mais nous en reparlerons plus tard.

vendredi 6 mai 2011

Le Prince Miiaou, un petit chat à découvrir

J'en avais déjà un peu entendu parler il y a quelques temps, mais c'est en écoutant un interview sur France-Inter mardi dernier que je suis tombé définitivement sous le charme. Le charme d'un chanteuse timide, sensible, modeste, avec un talent fou. Du coup, je me suis acheté son dernier album hier. Honnêtement, c'était par pure curiosité. 15€ dépensé parce qu'une fille m'avait touché à la radio : putain, moi chuis le dernier des romantiques, un vrai Capulet Junior.

Verdict : c'est bien. C'est même très bien, avec un petit côté à la PJ Harvey que j'aime bien. A moins que ce soit des résonances à la Radiohead, un petit truc expérimental, très approximatif, qui touche par le fait qu'on frôle à tout moment la catastrophe.

Mais chuuut, je vous laisse découvrir cette artiste.




Je pense que mon prochain article s'intitulera "Il-y-a-t-il une vie possible après une vie de libraire ?". En fait, tout dépend de ce que l'on veut faire de sa vie. A très bientôt, je vous prépare ça.

En bref : Janus

J'ai lu le dernier roman d'Alastair Reynolds paru en français. Ce Janus ne m'a qu'à moitié convaincu... J'explique ici pourquoi.
Je termine ma critique en laissant entendre que, malgré ses défauts, ce roman mériterait bien une suite. Je viens d'aller voir sur le site de l'auteur : une telle suite est effectivement envisagée (voir la FAQ).
Janus et Epimetheus - (c) NASA.

dimanche 1 mai 2011

Publicité : l'ardoise magique

On me signale le lancement d'une souscription pour le premier roman d'Anne Lanièce, L'ardoise magique, édité par Bernard Henninger au Soufflerêve. Je retransmets l'information d'autant plus volontiers que, primo, Anne m'est éminemment sympathique ; secundo, j'ai pu lire le premier jet de son manuscrit : L'ardoise magique est un roman passionnant construit sur une idée qu'on peut au minimum qualifier d'originale et stimulante pour l'esprit.

mercredi 13 avril 2011

Paris + 2 °C

(c) et alors
Toujours grâce à l'excellent blog Inhabitat, je suis tombé sur un projet d'architectes qui devrait titiller les souvenirs des lecteurs de Bleue comme une orange de Norman Spinrad.
Le collectif et alors a mis en ligne des photomontages et des images retouchées illustrant une réflexion autour de l'évolution de la ville pour faire face à une hausse des températures de 2 à 6 °C : voiles pour ombrager les rues, marché flottant, salles de prévention de l'hyperthermie, oasis verticales, utilisation des toits... Des vues de Paris (cliquer sur "prospective + 6°C" puis sur "Paris + 2 °C") présentent une vision crédible (quoique sans doute un peu utopique) de la capitale en 2100.
C'est un peu moins inquiétant que ce projet, qui évoque plutôt le gros foirage qui sert de toile de fond aux âmes dans la grande machine de Sean McMullen !

vendredi 1 avril 2011

Certains l'aiment chaud

Un article très intéressant lu dans Wired Science : s'il est couramment admis que, pour abriter la vie, une planète doit disposer de suffisamment de chaleur pour qu'une activité chimique y soit possible, les astrophysiciens ont imaginé d'autres solutions que la proximité d'une étoile pour atteindre ce résultat.

Le papier intitulé Dark Matter Heat Could Make Expolanet Habitable part du principe que certaines particules de matière noire pourrait ainsi chauffer une exoplanète dérivant dans l'espace loin de toute étoile, ou encore après la mort de son étoile, et ainsi permettre l'existence d'une forme de vie organique. La conclusion de l'article ressemble à un bon pitch de hard-science : "dans un lointain futur, quand toutes les étoiles de la galaxie se seront consumées, toutes les civilisations survivantes pourraient émigrer vers de telles planètes. Elles deviendraient les ultimes bastions de la civilisation" (traduction par mes soins).

Je ne sais pas si ce genre d'idées a déjà été utilisé dans un roman de SF...
 

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