On s'est fait une petite sortie, Big Lulu et moi, et puis on avait emmené un troisième larron (pas Chuck, parce qu'il avait son cours de danse classique ce soir-là) et puis une fille, aussi, pour les quotas : on est allé voir The Green Hornet.
On ne peut pas dire que ça soit subtil. C'est même parfois un peu lourd. Mais c'est drôle, c'est frais, c'est bien fichu... un très bon moment, dans le même esprit que l'excellent Kick Ass : une comédie futée qui joue sur les codes du super-héros tout en montrant l'envers du décors. Et une mention spéciale au méchant, un vrai névrosé qui s'angoisse à propos de son image, et qui illustre bien l'adage de Hitchcock ("meilleur est le méchant, et plus vous réussirez votre film", je cite de mémoire). Tout le monde a apprécié (sauf la fille, mais c'est pas un film de filles).
Seul bémol : le film passait en 3D, et, comme je l'avais déjà ressenti avec Avatar (le navet cameronien, ou comment faire 2h30 avec un scénario écrit sur un confetti), les réalisateurs et les chefs opérateurs ne savent pas quoi faire de cette "innovation" ; ils filment comme de la 2D, reléguant le relief au rôle de gadget bling-bling et coûteux : résultat, on paye 3 euros de plus, on a l'air con avec les lunettes sur le nez, et on choppe mal à la tête.
Pour en revenir au Green Hornet, j'ai beaucoup aimé les nombreux clin d’œil adressés à Bruce Lee tout au long du film.
J-F S.





